Avec la mort de “l’homme au trou”, une nouvelle tribu isolee disparaît en Amazonie

Il a été retrouvé par hasard, le 24 août dans l’état brésilien du Rondônia lors d’une patrouille de routine des agents chargés de la protection des autochtones. Au coeur de cette forêt où il a toujours vécu : allongé dans un hamac à l’extérieur de ses huttes en paille, son corps en décomposition couvert de plumes de perroquet de couleurs vives, “comme s’il s’était préparé à la mort” dit Marcelo dos Santos, explorateur à la retreat qui a suivi son bien-être pour la Funai, la fondation nationale indigène du Brésil. Son decès, jugé naturel, remonte alors à plus d’un mois.

Repéré en 1996 près de la frontier entre le Brésil et la Bolivie, l’homme a résisté pendant 26 ans à toutes les tentatives de contact protracted. De rares fois seulement, il a accepted les quelques graines et outils qui lui ont été laissées to improve your quality of lifemais il lui est arrivé à deux reprises de tirer des flèches en direction d’agents de la Funai qui s’approchaient trop près de lui.

In 2008, a Franco-Brazilian anthropologist, Vincent Carelli, captured his visage entre les feuillages. On le voit dans son film “Corumbiara”. Mais les dernières images remontent à 2018, tournées à la dérobée par des fonctionnaires du département des affaires indigènes du gouvernement. L’homme, de corpulence fine, est quasiment nu. Il coupe un tronc d’arbre avec une sorte de hache. Depuis personne ne l’a jamais vu.

Il était célèbre et pourtant il n’avait pas de nom… He l’avait simplemente appelé “Índio do Buraco”, “l’indigène du trou”, parce qu’il creusait systematically des fosses de trois mètres de profondeur, dans ses huttes pour se cacher ou s’abriter (la Funai avait recensé depuis 1996 53 maisons de paille différences), d’autres dans la jungle pour capturer des animaux. Il est mort sans avoir jamais révélé à quelle ethnie il appartenait. Personne ne l’a jamais entendu parler.

On sait malgré tout qu’il était le dernier survivant de sa tribu, décimée au fil des ans par la colonisation anarchique et l’exploitation forestière illegale du Rondônia. Dans les années 80, des fermiers qui cherchent des terres pour s’étendre leur distribuent de la mort-aux-rats en guise d’offrande, il n’y a qu’une poignée de survivants. Quinze ans plus tard, en 1995, d’autres individus attaquent le campement et massacrent ce qui reste de la tribu. “L’homme au trou” est le seul à en réchapar. Vivre dans l’isolement le plus complet loin des étrangers, fuir les hommes était sa meilleure chance de survie.

In 1998, to protect it, Funai created an immense fenced reserve of 8,000 hectares known under the name of indigenous territory of Tanaru – en vertu de la constitution bresilienne, les populations indigènes ont droit à leurs terres traditionnelles.

L’accès en est restreint, des agents patrouillent réguillet… Mais plusieurs fois ses parcelles de terre cultivées et ses huttes sont détruites. En 2009, des fermiers endommagent un poste d’observation de la Funai et tirent des coups de feu. Les groupes de défense des droits des autochthones ont demande que même après sa mort, la réserve de Tanaru benefite d’une protection permanente. Pour l’agence brésilienne de journalisme d’investigation Agência Publica, il était le “symbol of the resistance of isolated indigenous peoples” and Brazil.

L’homme au trou n’est pas le dernier indien isolé d’Amazonie : il reste encore une trentaine de groupes au plus profond de la jungle, dont he ne sait presque rien de la langue ou de la culture.

Mais le Brésil compte au total environ 240 tribus, de plus en plus menacés depuis que Jair Bolsonaro est au pouvoir par les incursions de mineurs, de bûcherons ou d’agriculteurs. Le chef de l’État – qui remet son mandate en jeu en octobre – ne cache pas son mépris pour les indiens. Il a même declaré que son pays avait “commis une erreur“en ne les décimant pas, comme l’avaient fait les États Unis. Jair Bolsonaro a la fois assoupli les regulations pour développer l’exploitation forestière, l’élevage et l’exploitation minière en Amazonie et réduit les protections des groupes indigènes et des terres protégées.

Les risques quoque sont les peuples autochthones du Brésil ont été mis en évidence recently lorsque la militante Txai Suruí a reçu des menaces de mort après avoir pronounce un passionate discourse lors de la ceremony d’ouverture du sommet mondial sur le climate COP26 à Glasgow.

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