Avec ses femmes fortes, la série gagne le match contre le patriarcat

Voilà un brillant exemple de ce que devrait être un reboot ! Trente ans après le film Une équipe hors du commundirected by Penny Marshall and ported by Geena Davis, Tom Hanks and Madonna, A League of Their Own, série en huit épisodes disponible sur Amazon Prime Video, suit la formation, les épreuves et les tribulations d’une équipe féminine de base-ball aux Etats-Unis pendent la Seconde guerre mondiale. Cette série exaltante sur l’ empowerment – éminemment queer – se classe dans la ligue des championnes. Passons en revue ses états de service.

Comme le film de 1992, inspiré d’une histoire vraie, A League Of Their Own raconte la véritable histoire des pionnières du sport féminin aux Etats Unis. Dans une Amérique en pleine guerre mondiale, les hommes, et de nombreux athlètes, sont au front. Afin de ramener le public dans les stades, les leaders de la ligue de baseball ont l’idee de créer les premières équipes de baseball professionnels 100% féminines.

Le film était centré sur l’histoire de Dottie Hinson, campée par Geena Davis, un personnage inspired par la receveuse Dottie Green. La série trouve aussi son point d’ancrage dans un personnage de receveuse, Carson Shaw, une femme qui a tout lâché intégré l’équipe des Peaches.

Le portrait d’une société sexiste, raciste et homophobe

Carson Shaw is incarné à l’écran par Abbi Jacobson, à qui l’on doit Broad Citya hilarious series of feminist cult sur l’amitié de deux vingtenaires dans le New York des années 2010. Elle a created la série avec Will Graham, concepteur d’une autre pépite disponible sur Amazon Prime Video, Mozart In The Jungle.

A League of Their Own ne parle pas seulement de baseball, mais surtout de la place de la femme dans les années 1940… Une condition féminine peu enviable qui fait écho à celle de notre époque tant le lack of consideration pour le sport féminin et les remarques sexistes et misogynes dans les tribunes sont encore d’actualité.

La série partage son temps entre les débuts de l’équipe des Peaches de Rockford et Max (Chanté Adams), une lanceuse ambitiouseuse, exclue de la ligue parce qu’elle est noire.

Most of the members of the baseball team are lesbians. « During the promotion, the creators of the series ont fait parler une joueuse professionnelle, Maybelle Blair, qui a dit que le nombre de lesbiennes était tout à fait représentatif et qu’elle était elle-même lesbienne, c’est ainsi qu elle a fait son coming-out pour la première fois à 95 ans », raconte Lauriane, du média Lesbien Raisonnable.

Les joueuses fréquentent les boîtes de nuit clandestines, siuran des règles strictes pour cacher leur orientation sexuelle et se hérissent face à la version de la féminité imposée par la ligue. « On était dans une société où il fallait absolument se cacher parce que otherwise on risquait l’enfermement dans un hôpital psychiatrique ou la lobotomy », recalls Lauriane.

Une représentation queer qui va faire date

L’une des intrigues suit la romance entre Carson et sa coéquipière, Greta (D’Arcy Carden, l’inénarrable Janet de The Good Place). « C’est une série qui va marcer la représentation lesbienne dans les séries », pursues la créatrice de Lesbien Raisonnable.

Et d’explicer : « Il ya de plus en plus de personnages lesbiens, queers, bisexuals et pansexuels dans la fiction, mais souvent ces personnages sont racontés only au travers d’une histoire d’amour ou alors les intrigues sont centrées sur le coming out. Là, he a une histoire d’amour, bien sûr, mais he aussi quelque chose d’assez rare dans la fiction : la représentation de l’amitié lesbienne. A League of Their Own présente plusieurs protagonistes lesbiennes, queer, bis ou qui ne savent pas trop, qui se parlent sans qu’il y ait un enjeu amoureux derrière, mais juste en amies. »

Même si aucun des personnages n était ouvertement lesbien dans le film, Une Equipe hors du commun est « un film LGBT iconique », explains creator Abbi Jacobson à Yahoo. « Il fait partie de tous ces films avec beaucoup de sous-texte. En 1992, c’était difficile de faire un film avec autant de lesbiennes, mais il y avait quelques indices », analyzes Lauriane.

Rosie O’Donnell qui joue Doris, l’un des personnages les plus manifestement crypto-lesbien du film, revient d’ailleurs dans la série dans un glorieux cameo en tant que propriétaire d’un bar homo.

Une série exaltante sur l’empowerment

La plupart des fictions sur le sport explorent la façon dont des individus apprennen à se dépasser au sein d’une équipe en se serrant les coudes, A League of Their Own prend une voie lémentaire différence et montre aussi comment le filet de sécurité d’une équipe permet à un individu de se réalisé pleinne.

Au cours des huit épisodes, chacune des héroïnes va trouver sa manière de destructuri l’image de la femme qu’elle est censée être pour devenir realtamente l’individu qu’elle est. « La série montre comment on trouve son équipe, qu’elle soit sportive ou autre… », emphasizes Lauriane.

Avec ces dialogues ciselés, sa mise en scène palpitante, son interpretation inspirée, cette splendid dramédie historique sur le baseball, à la manière des grandes séries sportives comme Friday Night Lights oh Ted Lasso, parle de quelque chose de bien plus grand que le sport.

Il s’agit de vivre la vie qu’on aurait jamais pensé vivre en raison de son genre, de son orientation sexuelle ou de son origine ethnique. Un message vibrant pour une série au « génie lesbien » d’intérêt général.

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