Avec une virulence rare, Biden denônce l’ “extremisme” de Trump et de ses supporters

Un éclairage rouge sang, des marines en uniform et l’un des discours les plus sombres de sa presidency. Joe Biden, dans une rare attaque directe de son prédécesseur républicain, a denóncé jeudi l’ extremisme” de Donald Trump et de ses partisans, leur reprochant d’ébranler les ” fondations mêmes” de la démocratie américaine, dans la ville qui en fut le berceau.

And Philadelphia (est), il a clamé : « Donald Trump et les ”républicains MAGA” represent un extremisme qui menace les fondations mêmes de notre République ». L’ancien president, et ceux qui souscrivent à son ideology « Make America Great Again », « ne respectent pas la Constitution. Ils ne croient pas à l’Etat de droit. Ils ne reconnaissent pas la volonté du peuple » a martelé le president démocrate, dans un discours que la Maison Blanche avait promis « majeur ».

Duel face à Donald Trump en vue en 2024

Le démocrate, qui avait tenu à Philadelphie son premier de candidate à la présidentielle, sait aussi que l’Etat où la ville se trouve, la Pennsylvania, détient peut-être la clé des élections législatives de novembre. Et donc de la suite de son mandate.

Tout le discours du chef de file des démocrates a montré sa volonté de dramatiser ce scrutin, traditionally défavorable au parti qui tient la Maison Blanche, pour en faire ni plus ni moins qu’un référendum sur Donald Trump.

Les représentatives de la droite radicale « applaudissent la colère. Ils se nourrissent du chaos. Ils ne vivent pas dans la lumière de la vérité, mais à l’ombre des mensonges », a encore scandé le président de 79 ans, qui veut galvaniser l’électorat démocrate et convaincre les indécis.

« Fuck Joe Biden »

Joe Biden avait déjà entonné pendant sa campagne le refrain sur la « bataille » à mener pour « l’âme de l’Amérique », mais sur un air plus doux: celui de la réconciliation et des appels à l’unité.

Longtemps, cet ancien senator, vieux routier de la politique, a chanté les vertus de la cooperation avec les républicains de bonne volonté. Plus rien de tel jeudi soir.

« Tous les républicains n’adhérent pas à cette idéologie extrême », at-il certes reconnu, mais pour mieux décocher ensuite cette flèche : « Il ne fait aucun doute que le parti républicain d’aujourd’hui est dominé, entrainment et intimidé par Donald Trump » et ses partisans.

Denonçant les attaques persistentes et infondées du milliardaire contre la validity de l’élection de 2024, Joe Biden a lâché : « Vous ne pouvez pas aimer votre pays seulement quand vous gagnez ».

Alors que Donald Trump a promis jeudi de gracier s’il était réélu les personnes condamnedes pour l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021, le president démocrate a affirmé qu’il n’y avait « pas de place pour la violence politique aux Etats -Unis », et estimate que contester un scrutin menait au « chaos ».

Quand pendant son discours, un groupe d’opposants réunis à proximité ont lanz en choeur « Fuck Joe Biden », il a rétorqué : « Ils ont le droit de s’indigner. C’est la démocratie. »

Les démocrates rêvent d’un exploit en novembre

Selon un sondage publié jeudi par le The Wall Street Journal, si les legislatives de mi-mandat avaient lieu aujourd’hui, 47% des électeurs voteraient démocrate, et 44% républicain. La droite avait encore une avance de 5 points en mars.

Les démocrates se prennent à rêver d’un exploit lors de ce scrutin qui renouvelle toute la Chambre des représentants et un tiers du Sénat. Les enquêtes d’opinion ne sont pas infallibles et, dans la vie politique américaine, deux mois, c’est une éternité.

Mais le débat politique s’est moved depuis le début de l’été, abandonnant les sujets économiques pour venir sur le terrain du droit à l’avortement, des acquis de société, des inquietues sur la démocratie – autant de thèmes porteurs pour les démocrates .

Dans leurs premières réactions jeudi, les républicains ont d’ailleurs tenté de revenir à des problématics qui leur sont plus favorables. « Tout va bien pour l’âme de l’Amérique. Les Américains souffrent à cause de votre politique. L’inflation rampante. La criminalité hors de contrôle. The rise of terrorism. Les frontières détruites. Arrêtez vos sermons », a reagie le senator Lindsey Graham, fidèle parmi les fidèles de Donald Trump, à l’adresse de Joe Biden.

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