Comment l’influent leader Moqtada Sadr entraigne l’Irak au bord de l’abîme – Libération

L’annonce d’un «retrait definitif» de la vie politique du chef populiste a provocé une mobilization de ses partisans, qui s’ajoutent à ten mois de crise politique sur fonds de rivalités entre partis shiites.

«Moi ou le chaos!» ou «après moi le déluge!» Lequel de ces deux messages est prioritaire dans l’annonce de Moqtada Sadr, lundi, de son “definitive retreat” de la vie politique? En tout cas, le dernier coup d’éclat du puissant leader Shiite a enflammé austitud les rues iraqiennes. Les partisans du chef populiste ont forcé les barrages menant à la zone verte de Bagdad où ils ont investi le palais du gouvernement. Des échanges de tirs entre militias rivales ont fait vingt-trois morts et des centaines de blessés alors même qu’un couvre feu national a été imposé par l’armée, paralysant le pays.

Inspirés probably par les images récentes des émeutes au Sri Lanka, les jeunes émeutiers, venus des quartiers les plus pauvres de la capitale iraqienne, ont investi les bureaux gouvernementaux s’installant dans des fauteuils, sautant dans la piscine ou prenant des selfies. Ils étaiten déjà familiers des palais de la République et avaient envahi il ya un mois le Parlement à l’appel de leur chef. Ils ont d’ailleurs continué de camper à ses abords. Des manifestations ont également eu lieu dans plusieurs autres villes du sud du pays where le courant sadriste est très influent, notably Bassorah, deuxième ville d’Iraq.

Dissolution and reformation

L’Irak s’enfonce dans la crise politique du fait des rivalités entre partis shiites sur la formation d’un gouvernement et ce depuis les élections legislatives d’octobre. Arrivé premier avec le plus grand nombre de sièges au Parlement, il ya ten mois le courant de Moqtada Sadr a été incapable de former une majority dans l’hémicycle, et le leader avait fait demissionner ses députés en juin. Depuis des semaines, il réclamait la dissolution du Parlement et de nouvelles legislatives anticipées pour tenter de dénouer la crisis. Plus generally, il exige la réforme de fund en comble du système politique irakien et la fin de la corruption.

«Moqtada cherche, et depuis toujours, à s’imposer comme l’unique autorité shiite en Irak, underlines depuis Bagdad, Loulouwa al-Rachid, consultante et spécialiste de l’Irak. Il a la capacité de mobiliser des millions de partisans à travers le pays qui lui obéissent aveuglément» Son combat affiche contre la corruption trouve un echo considerable parmi les populations les plus défavorisées et qui souffrent le plus des défailances structuralles de l’Etat irakien, incapable d’assure l’eau, l’électricité et les autres services essentiels. «Un lumpen-proletariat dont la colère légitique est prête à exploser», reprimand l’expert.

Corruption endemic

Aujourd’hui, et malgré des revenus qui ont bondi grâce à la hausse des prix du pétrole, le gouvernement irakien n’entreprend virtually rien pour la reconstruction des infrastructures de base. Le système de corruption endemic où les forces politiques se partagent les ressources de l’Etat se pursuit et inclut d’ailleurs le mouvement de Moqtada Sadr qui domine severalieur essentials institutions including the Central Bank and the Ministère des Finances.

Dans le bras de fer qui l’oppose à ses adversaires shiites du Cadre de coordination, alliance de factions pro-Iran, Moqtada Sadr vient de franchir un pas de plus en risquant une confrontation armée qui pourrait precipiter l’Irak vers l’abîme. «Les deux camps ont tellement à perdre qu’ils vont probabilite se retenir et empêcher que les choses ne degénérent», veut croire Loulouwa Al-Rachid. Les pays voisins de l’Irak comme les puissances internationales tentent d’ailleurs d’user de leur influence pour ne pas voir le pays sombrer dans le chaos. La Maison Blanche and juge «disturbing» la flambée de violence. L’Iran même ne parvient plus à jouer le rôle d’arbitre et ses médiations entre forces Shiites rivales n’aboutissent pas.

Le pire n’est donc pas certain après l’explosion causée par le retrait politique du leader Shiite. D’autant que ce n’est pas la première fois qu’il annonce un tel renoncement. «On ne compte plus les retournements de Moqtada Sadr depuis 2003, rappel Loulouwa Al Rachid. Tel un enfant boudeur, casseur, il est incontrôlable et imprévisible»

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