Est-il vrai que la Russie brûle depuis juin le gaz qu’elle aurait pu livrer à l’Allemagne? – Libération

Depuis le début de l’été, d’importantes flammes sont observées au-dessus de la ville russe de Portovaya, où Gazprom compresses son gaz avant de l’envoyer en Allemagne. Each day, 9,000 tonnes of CO2 would be released.

Dans un tweet publié ce 30 août, Mac Lesggy, célèbre animateur de l’émission scientifique E = M6, affirme que «la Russie brûlerait actuellement à l’air libre, à Yamal, le gaz fossile qu’elle ne livre plus à l’Allemagne, libérant dans l’atmosphère 9,000 t de CO2 /jour.» Son message renvoie vers un autre texte d’un internaute, qui écrit que «the Russian government is waging a military war against Ukraine, an energy war against Europe and a war against climate burning in the open air with immense quantities of fossil gas that it does not supply to Germany ».

Ce dernier message contient un lien vers un article en allemand du journal de Cologne Kölner Stadt-Anzeiger entitle «Risque de catastrophe écologique : Gazprom burns huge quantities of German gas». Le quotidien (comme de nombreux médias allemands au même moment) se fait l’echo d’informations publiées par la BBC.

Dans une enquête du 26 août, la chaîne d’audiovisuel public britannique rapportait que près de 4.34 million de mètres cubic de gaz naturale (soit une valeur équivalente à 10 million d’euros) étaiten brûlés chaque jour près de la frontière russe avec la Finlande. Le «torchage» de ce gaz libèrerait environ 9,000 tonnes d’équivalent de CO2 par jour. Ces volumes ont été expertisés par Rystad Energy, un cabinet de conseil norvégien spécialist en énergie pétrolière et gazière.

Des flammes visibles depuis la Finlande

According to observations, a large-scale flame has been noticed since June at a liquefied natural gas (NGL) plant located in Portovaya, in the north-west of Saint-Petersbourg. Or dans cette même ville se trouve une station de compression au départ du gasoduc Nord Stream 1 qui achemine le gas sous la mer vers l’Allemagne.

Ces mêmes flammes, visible depuis la côte finlandaise, avaient déjà été filmedes par la chaîne audiovisuelle publique finlandaise YLE le 3 août. La rédaction avait également documenté ce feu par des images satellites et en déduisait qu’il «pourrait être le signe que l’usine de gaz naturel russe ne se porte pas bien». The German press immediately reported the information, highlighting a very particular context: in June, Gazprom reduced its deliveries to the Baltic Sea by 40%, before lowering them to 20% on July 26 . Gazprom sétait justifié en invoquant un problème technical et en mettant en cause une turbine sentée en réparation au Canada. An argument rejected by the allemand government, qui soulignait que la turbine tant convoitée se trouvain en Allemagne et était livrable à tout moment.

Interrogé lors de l’enquête de la BBC à propos des flammes aperçues à Portovaya, l’ambassadeur d’Allemagne au Royaume Uni, Miguel Berger avait émis l’hypothèse que les Russ «n’ont pas d’autres endroits où ils peuvent vendre leur gaz, donc ils doivent le brûler». Le diplomate avait insisté sur le fait que les efforts européens pour réduire la dépendance au gaz russe avaient eu “an important effect on the Russian economy”.

Le quotidien allemand Die Welt était arrivé aux mêmes conclusions lors des révélations de la télévision finlandaise et notait «qu’elles indicient que la reduction des livraisons vers l’Allemagne a également des conséquences financiers pour Gazprom et donc pour l’Etat russe, puisque les quantités non livrées ne peuvent apparentement pas être revendues en totalité à d’autres clients, mais doivent être brûlées».

Auprès de la BBC, Mark Davis, le PDG de la société britannique Capterio, qui suit le torchage du gaz dans le monde entier, estime aussi que la combustion du gaz aperçue à Portovaya n’est pas accidentelle et qu’il s’agit d ‘une décision délibérée prise pour des raisons operationales. Il explique à la BBC que «les exploitants hésitent souvent à fermer des installations de peur qu’il soit technically difficile ou costeux de les remettre en service, et c’est probabilite le cas ici».

Gazprom n’indique pas les raisons de ce gaz brûlé

Sollicité par la BBC, le groupe gazier russe n’a pas réponé. And noter que la chain britannique reste prudente sur les raisons qui poussent l’entreprise à brûler le gaz.

D’autres experts sollicités par la BBC évoquent d’ailleurs d’autres raisons, relevant de constraints technical ou de sécurité. «Ce type de torchage à long terme peut signifier qu’il leur manque certains équipements» indique le professeur d’ingénierie énergétique à l’Université LUT de Finlande, Esa Vakkilainen. Et d’ajouter qu’“en raison de l’embargo commercial avec la Russie, [les Russes] ne sont pas en mesure de fabricer les valves de haute qualité necessaires au traitement du pétrole et du gas. Il ya donc peut-être des vannes cassées et ils ne peuvent pas les faire remplacer» Pour le cabinet norvégien, Rystad Energy, à l’origine de l’analyse de la BBC, «les raisons technical du torchage restent inconnues».

Concernant l’impact climatique, les articles de la BBC et de YLE insist sur le fait que le brûlage à la torche du gaz naturale produit des particules de suie surnommée carbone noir, qui une fois dirigées vers le nord se déposent sur la neige et la glacé. Ce carbone noir va «considerably speed up their font» signale aupres de la BBC le professor Matthew Johnson, de l’université Carleton au Canada.

Leave a Reply

Your email address will not be published.