Face à l’inflation, les Français veulent épargner plus mais n’y arrivent pas

(BFM Bourse) – Face au choc de l’inflation, l’aspiration des ménages à épargner reste très élevé mais ils concèdent éprouver des difficulties à alimenter leur bas de laine. Leur choix reste brouillé par l’inflation et l’évolution de la rémuneration des produits d’épargne réglementée (Livret A, LEP…), selon l’Observatoire BPCE.

Les Français ne dérogent pas à leur réputation de “fourmis”, et la récente hausse des prix est becomeu l’un des principaux motifs d’épargne, constate la dernière étude de l’Observatoire BPCE. L’aspiration des ménages français à mettre de l’argent de côté se maintient à ses plus hauts, d’autant qu’elle est également nourrie de préoccupations de long terme (retraite, hausse de la dette publique…). Mais parallèlement, les Français n’ont jamais été aussi pessimists sur leur capacité à épargner depuis début 2019, un pessimisme qui touche plus particulier les ménages les plus modestes avec l’inflation, ajoute l’étude.

Un taux d’épargne attendue au-dessus des 16% en 2022

Pour les économistes de la BPCE, le taux d’épargne français resterait proche de 16.2% en 2022, puis devrait légrémente décroître à 15.8% en 2023, après 18.7% en 2021 et 21% en 2020. Ce taux d’épargne resterait toutefois nettement supérieur à la moyenne pré-Covid (between 14 and 15%). “Il est vrai que la hausse récente du taux d’épargne a principalmente été le fait de ménages aisés, dont la propension à consommer est plus réduite que la moyenne”, relève l’étude qui ajoute que “l’insufficiency des returns, surtout si l’inflation plus forte érode la valeur réelle de leurs actifs financiers, les pousse à maintenir une épargne d’autant plus abondante que ces personnes aisées anticipent des hausges futures d’impôts, face à la dérive des finances publiques”.

D’après ce même baromètre, les nouveaux financiers placements poursuivraient progressively leur recul pour passer de 111 milliards d’euros en 2021 à 89.6 milliards d’euros en 2022. En 2023, ils prèvre de représentir un montant global de 66.7 milliards d’euros. Ce repli interviendrait après un record absolu de 149.3 milliards d’euros en 2020. According to l’Observatoire BPCE, cette décrue s’explique, d’une part, par le recol puis de la faiblesse du pouvoir d’achat des ménages, et d’autre part, par le ralentissement attendu de la distribution de crédits immobiliers, accentué en 2023. à un rythme moindre, en 2022″, ajoute l’étude.

Une collecte favorisée par les livrets, et notably par hausse du taux du LEP

Concerning les arbitrages sur les placements financiers, les répères des ménages français restent selon BPCE “brouillés à la both par le retour de l’inflation et par la hausse encore limitée des taux réglementés qui restent encore éloignés, à 1%, du seuil psychologique de nature à déclencher des arbitrages importantes et qui se situe à proximité de 2.5%”. Mais les livrets réglementés should trouver un nouvel élan avec la hausse du taux du Livret A (2%) et du Livret d’épargne populaire (LEP) à 4.6% le 1er août dernier. The réglementés livrets vont également continueur à benefiteur du movement de décollecté sur le PEL, dont la dernière generation offer une rémunération net de fiscalité (0.7%) très inferior à celle du Livret A.

On the other hand, insurance benefits mainly from the momentum of products in unités de compte, whose dynamic is also fueled by retirement plans (PER). “Dans un contexte de forte appétence pour la préparation de la retraite renforcée actuellement par les incertitudes associatedes au projet de réforme des retraits du gouvernement, la collecte nette, hors transferts sur les PER des assureurs, represents l’équivalent de 28% de la collecte nette d’assurance vie depuis un an”, explains BPCE. Par ailleurs, les supports en unités de compte benefitent, selon BPCE, également d’un recul limité mais progressive de l’aversion au risque dans une conjoncture judged globally peu favorable à la Bourse, d’où un report des flux sur titres vers l ‘assurance vie en unités de compte depuis 18 mois.

Pour les économistes de BPCE, les arbitrages entre produits financiers qui restent toujours guidés par l’attentisme, la recherche de sécurité et de disponibilité au détriment du risque, très estre bousculés par l’ampleur des modifications brutales des taux réglementés en 2022 et 2023 . Ils évoquent également ‘l’effet de l’envolée, perçue par les ménages, de l’inflation, qu’il s’agisse du Livret A et surtout du LEP”. En particulier, la collecte du LEP pourrait même surpasser la forecast des économistes de la banque – attendue à 7.2 milliards d’euros en 2022 – car son rendement (4.6%) à se situe très au-dessus du seuil psychologique de rémunération de 2.5%.

Sabrina Sadgui – ©2022 BFM Bourse

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