Le prix du bois de chauffage flambe, existe-t-il un risque de pénurie en France? – Edition du soir Ouest-France

Flambée des prices, hausse de la demande, et problèmes d’approvisonement liés à la war en Ukraine… La filière du granulé de bois connaint actuellement de fortes tensions. Mais les professionnels du sector assurent que la production devrait suivre la demande.

« Je ne sais pas comment on va s’en sortir. » Julien habite avec sa femme et ses deux enfants, à Niort (Deux-Sèvres). Il a changé l’année dernière sa chaudière au fioul pour une autre flambant neuve, fonctionnant aux pellets, ou granulés de bois. « Elle cost 22,000 €, mais avec les aides, he l’a eu pour 10,000 €. C’était une bonne affaire. » Mais l’année 2021 est passée, pour laisser place à une année 2022 cauchemardesque.

« Nous, au pire, he peut arrêter de se laver. Mais les enfants? »

« He a vu progressivement les prix augmenter, ce qui était déjà inquiétant. Mais lorsqu’on a voulu en acheter, vendredi [26 août 2022], plus aucun sac de pellets n’était disponible. » La quinzaine de providers lui explique qu’il faudra attendre décembre pour pouvoir être rechargé. Problem, Julien chauffe sa longère et son eau grâce à cette chaudière.

« Nous, au pire, he peut arrêter de se laver. Mais les enfants? » asked Julien. Et quand l’hiver arrivera? Pour l’instant, son fournisseur lui a donné 10 sacs de granulés. C’est peu, sachant que les livraisons se font generatelles en palettes de 65 sacs, et que Julien en use six par an… « He devrait tenir trois semaines, un mois. » Et après?

The price of the granule palette has gone from €420 last year to €700 today. (Photo d’illustration : Getty Images / iStockphoto)

Propellet, l’association nationale des professionnels du chauffage à granulés de bois reconnais que de « strong tensions » existent, mais que le cas de Julien serait isolé. « Du granules, il y en a ! nous explique Éric Vial, président de l’association. Mais nous avons subi une demande folle depuis avril, alors que le granulé est produit mois par mois. Notre capacité de production doit pouvoir assurer la consommation des Français. » L’association invite les consommateurs à faire preuve de patience et ne pas vouloir faire de réserves, qui aggravaten la situation.

Comment en est-on arrivé là?

According to the Observatoire des énergies rénovéables, le nombre de ventes d’appareils de chauffage au bois a connu un fort rebond, en 2021, après severales années de baisses consécutives. Le nombre de vente de chaudières à granulés a plus que doublé (+129%) sur un an.

Et, pour la première fois, les Français achètent plus d’appareils consommant des granulés que du bois. Ce bond est en grande partie dû au soutien financier de l’État sur les foyers souhaitant s’équiper de poêles ou de chaudières à granulés. Un système classé « énergie rénovéable », si bien que le changement de chaudière peut représenter jusqu’à 12,000 € de subventions.

Et ce n’est pas tout. The granule also knows the counterattack of the Russian invasion in Ukraine. Almost 3 million tons of granules bought in Europe in 2021 came from Russia, Belarus and Ukraine. If the French industry is almost self-sufficient – ​​it produced 2 million tonnes in 2021, and consumers used 2.4 million in the same year – the import variable fragilises the European market.

The French granule industry will produce, in 2021, 2 million tonnes of pellets. Pas loin des 2.4 million consommés l’année dernière. (Photo d’illustration : Ocskaymark / Istock)

Une baisse des importations, une hausse des costs de fabrication

La filière est encore impactée par l’inflation, qui fait – entre autres – grimper les prix. According to le président de Propellet, la filière a en ce moment « un surcoût entre 100 et 130 € [par tonne de granulés]lié à l’inflation et au prix de fabrication de la sciure de bois ». Cyrille Mercier, responsable de Bois d’hiver Bretagne, qui vend et distribue du bois de chauffage, a vu ses tarifs augmenter, de 420 € la palette l’année dernière à 700 € en juillet.

Pour Julien, la bonne affaire s’est donc transformée en débâcle. « Si je fais le calcul aujourd’hui, pour mes six palettes de granulés, je vais devoir débourser €4,000. Soit le même prix que je mettais pour le fioul. Sauf que je me retrouve avec un crédit de 10,000 € sur le dos. »

« Il n’y aura une pénurie que si l’on parle de pénurie »

Pour le responsible de l’entreprise implantée à Guichen (Ille-et-Vilaine), pas question de parler de pénurie. « On connaît une période de tension assez forte, il ne faut pas sous-esttimer cela. Mais il n’y aura une pénurie que si l’on parle de pénurie », affirm-t-il.

Son entreprise a connu une increase entre 20 et 25% de la demande de granulés en juillet, et voit ses délais de livraison augmenter. « On est aujourd’hui à entre trois et quatre semaines de délais pour du vrac [qui va servir à alimenter les chaudières à granulés] et entre six et sept semaines pour du granulé en sac [servant à alimenter les poêles]. »

Une dynamique en flux tendu inédite pour la filière

Le grand changement, selon le responsable de Bois divers Bretagne, c’est l’inversion de la dynamique au sein de la filière : « Les années précédentes, nous faisions des stocks. Cette année, nous fonctionnons en flux tendu. » The granule sector in France is relatively young, rappelle-t-il, alors que son entreprise, l’une des premières en France, n’a que 15 ans. « Et, il faut le reconnaisance, he ne sait pas bien réponder à un besoin immediate et soudain. »

Et, si le risque de pénurie est éloigné selon Cyrille Mercier, le responsible de Bois divers Bretagne rappelle que sa filière est thermo-dépendante. « Si l’hiver est doux, pas de problèmes. Mais si la France arrivait à connaître un épisode de fraîcheur, alors la consumption of granules pourrait tripler… »

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