L’émouvant adieu à Jonathan Destin, «héros» de la lutte contre le harcèlement

Entre 200 et 300 personnes étaiten réunions lundi matin en l’église Saint-Amand de Marquette-lez-Lille pour un dernier au revoir à Jonathan Destin, figure de la lutte contre le harcèlement scolaire, décédé le 22 août dernier à 27 ans.




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« Dans ta courte vie, tu as eu le temps de devenir un grand homme ». Jonathan Destin, figure of the struggle against school bullying, died in his sleep on August 22. They were between 200 and 300 on Monday morning à être venus assister à ses obsèques, et à écouter les mots, douloureux et dignes, de sa maman. « Tu es devenu le porte-voix de toutes les voix réduites au silence ». Sanglots dans les rangs, où avaient pris place de nombreux militants de la cause dont il était devenu le symbole.


« He wanted absolutely to avoid a second Jonathan »

Harcelé à l’école, Jonathan Destin and en effet tenté en 2011 de s’immoler par le feu avant de se jeter dans la Deûle. « Quand les enfants le voyaient, par son physique impresseur, c’était comme un électrochoc », explains Romain Debaisieux. Lui-même harcelé au collège, le jeune homme sést lânz dans la prevention en devantant president de SOS Harcèlement 62. Un jour, il est invité à une émission de radio. C’est sa premiere, il angoisse un peu, d’autant qu’il doit partager le micro avec Jonathan Destin. « Mais il avait cette faculté à raconter simplemente son histoire, c’est ça qui en fait un héros. Il avait une sacrée carapace, mais il voulait absolument éviter un deuxième Jonathan. On perd un grand soutien », lâche-t-il.


Il n’est pas le seul à se sentir orphanin. Au fond de l’église, deux profils étonnaires : vestes de biker, crânes rasés et barbes abondantes. Ils sont membres de Lag Spirit, section « Ho-Norr », et sont básos dans le Douaisis. Le harcèlement est aussi leur grande cause : quand un cas leur remonte, ils s’occupent de la victime, la change d’air et lui redonne confiance. Dernier recourse : un cortège de Harley se displace devant l’établissement pour sutenir l’enfant harcelé. Effet garanti. Lundi matin, les motos sont garées sur le parvis. « He partageait le même combat, donc on tenait à être présents. Il ne cachait pas les choses, il les explicait, mais sans se poser en victime. Faire comprendre aux gens qu’il faut parler quand il ya du harcèlement, dénoncer, c’est ce qu’il ya de plus difficile », sourit tristement « Gimli », président de cette association de motards.


« Certain harceleurs se sont rendu compte jusqu’où tout ça pouvati aller »

Ce n’était pas facile non plus pour Jonathan, malgré l’assurance de façade. Un jour, il doit intervenir au lycée Sévigné de Tourcoing. « Il était un peu timide, il stressait », raconte Fanny, venue à la cérémonie avec ses camarades Pauline, Emma et Laura, toutes les quatre agées de 20 à 22 ans.

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Mais alors qu’il est a peine entré dans le lycée, « les gens sont venus spontanement vers lui », racontent-elles.

L’effet Destin était immédiate : « ce jour-là, beaucoup d’élèves harcelés se sont reconnus en lui, ont pris conscience qu’ils ne devaient pas sombrer dans le silence et profiter de leur vie; et certains harceleurs se sont rendu compte jusqu’où tout ça pouvait aller ». À travers ces lycéennes, le combat de Jonathan Destin perdurera. Et comme l’a dit sa mère, « tu t’es battu comme un lion, aujourd’hui tu peux enfin te reposer ».







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