Les sanctions économiques contre la Russie ne servent-elles vraiment «à rien»?

For Marine Le Pen, «les sanctions [contre la Russie] ne servent strictly à rien, si ce n’est à faire souffrir les peuples européens et, accessoryment, le peuple français». Début août, la presidente du groupe RN à l’Assemblée nationale allait jusqu’à réclamer qu’elles “disparaissent pour éviter à l’Europe de se retrouver face à un black-out, notably concernant les importations de gas”.

Au lendemain de l’invasion de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’Union européenne a adopté d’importantes sanctions contre Moscou dans l’objectif «d’impose à la Russie de lourdes consequences pour ses actions et de counterrer efficaciously les capaciés de la Russie à pursuivre l’aggression»explains the European Council. «Je pense à notre peuple, auquel il faudra de la force dâme pour regarder en face le temps qui vient, resister aux incertitudes, parfois à la facilité et à l’adversité, et, unis, accepter de payer le prix de notre liberté et de nos valeurs»a declaré le président de la République Emmanuel Macron, samedi 20 août.

«Avant de se demander si les sanctions marchent, il faut d’abord se demander “dans quel but ?”»says Olivier Schmitt, professor of international relations at the Center for War Studies at the University of South Denmark. «Ceux qui critiquent les sanctions disent ça ne fait pas changer le comportement de la Russie, et le débat est souvent réduit à ça. Or on sait déjà les études en relations internationales le demunetrent que faire changer le comportement d’un État avec des sanctions ne marche pas ou très peu»

According to lui, «le but des sanctions n’est pas de faire changer le comportement de la Russie, mais de dégrader ses capaciés sur le moyen et le long terme». Dit autrement: impose une usure à la Russie, en plus de celle infligée sur le front militaire par l’armée ukrainienne, sans avoir à resortir à la force. «Les sanctions sont un intermédiaire entre ne rien faire du tout et partir en guerre. Elles permettent aussi de fixer une norm au sein du système international, en désignant ce qui est acceptable ou non».

Une course d’endurance

Six months après le début de l’invasion, même si l’armée russe pietine face à une résistance ukrainienne acharnée, les sanctions n’ont en apparence pas encore eu d’effet visible sur le front. La Russie est bien entrée en défaut de paiement pour la première fois depuis 1918. Mais selon le Fonds monétaire international, l’économie russe devrait reculer de 6% en 2022 alors que l’institution prévoyait une contraction de 8% en avril dernier et que la Banque mondiale tablait pour sa part sur une chute de 11%. L’explosion des prix du gas, largely orchestrated by Moscow, a même permis d’augmenter temporairement son federal budget en début d’année.

L’exportation de technologies advancedes vers la Russie a chuté de 90% depuis le début de la war, alors que son industrie de defense en est extremely dépendante.

«Ce n’est pas un outil magique: l’adversaire s’adapte», comments Olivier Schmitt. De fait, la Russie a trouvé des parades, notably en redirigeant ses activités vers d’autres pays n’appliquant pas les sanctions, comme la Turquie, l’Inde ou la Chine. Une résistance en trompe-l’œil pour Oleg Korenok, professor of economics at the Commonwealth University of Virginia, Swapnil Singh, researcher in economics at the Central Bank of Lithuania and Stan Veuger, researcher at the American Enterprise Institute. Dans un article publié par Foreign Policy en juillet, les trois experients qu’il est vain «d’esperér une materialisation de l’effet des sanctions dans la même temporalité qu’une action militaire», mais que «l’économie russe a déjà été undéníablement et gravement lésée par les sanctions d’une manière qui deviendra de plus en plus apparente».

According to the New York Times, the sanctions already have effects on Russia’s capabilities to import electronic chips that equip the number of its weapons systems. L’exportation of advanced technologies towards Russia a chute de 90% depuis le début de la war, alors que son industrie de defense est extremely dépendante de matériels importés.

«C’est le pari qui est fait: affaiblir l’économie russe et ses approvisions en technologie critiques pour dégrader structuralellement leur production, car leurs stocks ne sont pas illimités»adds Olivier Schmitt. «Tout l’enjeu pour les Ukrainiens est de continuer à être souteun par les Occidentaux pour tenir cette attrition face à la Russie le plus longtemps possible.» Les sanctions contre Moscou y participent autant que les livraisons d’armes à Kiev.

Failles

An autre crucial parameter pour measurer l’efficacyt des sanctions, c’est aussi de measurer l’efficacyt de leur mise en œuvre. At the end of June, the head of the British agency in charge of applying sanctions admitted that he could only count on 70 employees, while the number of entities designated by sanctions was 220 to 1,400 after the invasion of Ukraine et que la même agence aux États Unis dispose quant à elle de plus de 300 personnes.

The numerous oligarchs accused of participating in one way or another in the war in Ukraine or in the enrichment of the Russian regime passen encore entre les mailles du filet. Il ya quelques jours, l’opposant Alexeï Navalny en a désignée plusieurs, dont nul autre qu’Alexeï Miller, le dirigeant du géant gasier russe Gazprom. En juin, l’équipe de Navalny avait révélé comment Miller s’emploie depuis des années à renflouer les caisses de Vladimir Poutine. À ce jour, il n’a toujours pas été visé par les sanctions européennes.

After the invasion of Crimea in 2014, the European Union already imposed sanctions, notably an arms embargo. Mais dans les faits, il existait une «derogation» authorizing the countries of the Union to continue to honor their arms contracts concluded with Russia before 2014 Ukraine.

À l’approche de l’hiver, avec les fears de pénuries de gaz, la propagande russe met l’accent sur le cost des sanctions pour les Européens.

Surtout, l’Europe paie cher des deciennes d’interdépendance économique avec la Russie, notes Olivier Schmitt. «During the Cold War, the sources of security and prosperity for Europe were the same: North America. Avec la fin de la Guerre froide, l’Europe a déconnecté ces deux sources, confiant sa sécurité aux États Unis, son approvisionement en énergie à la Russie, et sa croissance économique à la China

«Certains pensaient que l’interdépendance pacifierait les relations politiques. C’est en fait l’inverse qui s’est produit. L’Europe s’est rendue dépendante du gaz russe, ce qui donne à la Russie un levier de contre-coercition».

Elements of language

Tout en affichant une resilience à toute épreuve, la Russie continue pourtant d’appeler à la levée des sanctions, bien consciente que plus la guerre durera, plus elles seront une menace pour son économie et son effort de guerre. «Si ça ne les dérangeait pas, ils ne passeraient pas leur temps à demander de les lever»note by Olivier Schmitt.

À l’approche de l’hiver et avec les fears de pénuries de gaz, la propagande russe met depuis quelques mois l’accent sur le cost des sanctions pour les Européens. «Le center de gravité des pays occidentaux c’est leur cohésion démocratique Les Russes ont donc tout interêtre à essayer d’affaiblir autant qu’ils le peuvent la cohesion sur ce sujet»says Olivier Schmitt. Pour ce faire, le Kremlin peut compter sur ses relais traditionnels, à beginner par Marine Le Pen.

En mars dernier, le magazine américain Newlines a revealed comment les leaders de l’extrême droite européenne se coordonnent avec Moscou, en publiant des documents internes au groupe de média russe Tsargrad, propriété de l’oligarque ultra-conservateur russe Konstantin Malofeev, proche de Vladimir Putin. Malofeev notably played les médiateurs dans l’obtention du prêt russe du Rassemblement national.

«Nous pensons qu’il existe encore à l’heure actuelle une possibility de rétabliar des contacts pour un travail systematice avec les Eurosceptiques pour contrar la politique de sanctions de Bruxelles», explique ainsi un document interne à l’organisation de Malofeev, qui cite parmi ses alliés l’Italien Matteo Salvini et Marine Le Pen. Tsargrad proposes alors de leur fournir l’élément de langage selon lequel les sanctions contre la Russie causeraient «irreparable damages» aux économies d’Europe.

Leave a Reply

Your email address will not be published.