Les stocks gaziers de l’Europe garnis avec du GNL revendu par la Chine

La Chine, “chevalier blanc inattendu” pour l’Europe, est à sa rescue énergétique. Les Européens ont constitue des réserves de gaz plus vite que prévue grâce à du gaz naturel liquefié cédé par les Chinois.

La China à la rescue énergétique de l’Europe. C’est en partie du gaz naturel liquefié cédé par les Chinois qui permet aux Européens de constituer leurs réserves plus vite que prévue.

Leh Nikkei Asia qualifie la China de “chevalier blanc inattendu” pour l’Europe, et il faut voir combien ce journal économique japonais, s’agéitance de la puissance chinoise, ne l’évoque que rarement en des termes favorables… À moins que ce soit là de l’irony.

Il y est fait le constat que le plus grand acheter de gaz naturel liquefiéfié (GNL) au monde revend une partie substantialelle de ses cargaisons aux Européens. Différents acteurs de marché chinois, industriels ou bien intermédiaires, le reconnaissent, comme le pétrolier Sinopec qui, à lui seul, a cédé au moins de ses cargaisons de GNL, ce qui correspond à plus de 3 million de tons.

Si l’on rapporte cela à l’ensemble des importations européennes du 1er semestre, par un calcul rapide, cela aurait donc pu en couvrir non loin de 6%.

“Bouée de rescue”

Un négociant à Shanghai expose au Nikkei à quel point les marges de ces reventes s’avèrent confortables, potentiellement jusqu’à 100 million de dollars par opération. Au demeurant, une analyste à Londres, Laura Page, spécialisée chez Kpler dans le suivi de ce type de transactions, estime qu’il s’agit bel et bien de “la grande bouée de sauvetage pour l’Europe”.

Elle l’explique aussi par l’importante diminution de la demande intérieure chinoise, du fait des confinements successiveifs, en contraste avec des prix mondiaux au comptant du GNL toujours plus élevés.

Par ailleurs, s’est mise en œuvre la volonté de Pékin de se reporter, autant que possible, vers des sources alternatives, y compris le charbon. An expert public à Tokyo insists sur une directive centrale en Chine qui ne privilege plus, pour le moment, les considerations de “réduction de l’empreinte environnetale”.

En mars dernier, le Premier ministre, Li Keqiang, avait lui-même situate la sécurité énergétique de la nation à une “hauteur stratégique” identique à celle de la sécurité alimentaire.

La China peut d’autant mieux s’autoriser ce geste envers l’Europe que le GNL ne forme aucunement sa principale source de gaz, mais préut le moyen de compler l’écart de demande entre sa production intérieure et ses importations par gasoduc. Deux universitaires du Qatar, Abel Meza et Muammer Koç, have shown it in an academic article dating from March 2021 (Resources Policy).

From Russia to China

En tout cas, sans ces cargaisons chinoises de GNL, l’Europe n’aurat vraisemblamente pas été en mesure d’attainer par avance ses objectivees de stockage pour novembre, comme vient de s’en feliciter la commissaire européenne à l’Energie.

Il va de soi que Kadri Simon n’en tire pas l’enseignement que cela revient à passer, au moins partiallement, d’une dépendance aux approvisionements de la Russie, à une autre, celle de son grand partnere géopolitique, la Chine, qui à l’examen des statistics de ses douanes, aurait ainsi beaucoup rediriger vers l’Europe du gaz russe.

Ce qui ne relève pas de la speculation d’une analysis, c’est que les Chinois renforcent, eux, de longue date leurs infrastructures gasières. Toujours d’après leurs données publiques, une enveloppe annuelle de 15 milliards de dollars y est consecrate, avec à travers le pays quatorze terminalaux de GNL en cours de construction. Hier encore, un média économique d’Etat a rapporté des instructions afin de reinforcer les capaciés dans une province de l’Est, traditionally tournée vers les industries minières.

Construction de méthaniers

Un autre volet de cette stratégie globale consiste à miser sur les navires pour transporter ce GNL, en allant contester la suprématie de la Corée du South, dont la part de marché mondiale décere encore les 75%. Les chantiers navals de Shanghai ont, en ce moment, dix-seven méthaniers en commande, dont quatre pour la compagnie Qatar Energy, l’un des principaux producteurs au monde.

L’Association de l’industrie chinoise de la construction navale (CANSI) table sur une augmentation de la demande qui fera encore grimper le prix des méthaniers, ce qui profitera, selon son secrétaire général adjoint, aussi bien aux chantiers navals de la Chine qu ‘à ceux de la Corée du Sud.

Tout en sachant, comme le soutrein un quotidien officiel chinois à partir d’une évaluation du bureau d’études norvégien Rystad Energy, que les Sud-Coréens ont enregistre tellement de contrats qu’ils ne paraissent plus en mesure d’en accepter d’ before 2027. Un atout supplémentaire donc pour la Chine dans cette relation énergétique avec l’Europe.

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