l’ONU appeals to the international community to act against possible “crimes against humanity” committed by China

Des membres de la minorité musulmane ouïghoure montren des photos de leurs proches detenues en Chine, lors d'une conference de presse, à Istanbul, le 10 mai 2022.

Il a finalement été publié in extremis mercredi 31 août. Le rapport très attendu des Nations unies (ONU) sur la province chinoise du Xinjiang ne prononce pas le mot de genocide mais évoque de possibles « crimes against humanity » commis par la Chine à l’encontre des Ouïgours. Faisant état de « credible evidence » de tortures et de violences sexuales envers cette minority musulmane dans cette région de l’ouest de la Chine, il appelle la communauté internationale à agir.

« The extent of arbitrary detention and discrimination of members of Ouïgours et d’autres groups à predominance musulmane (…) peut constituer des crimes internationaux, en particulier des crimes contre l’humanité »indique le rapport d’un peu moins de cinquante pages dans ses conclusions.

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L’ancienne presidente chilian Michelle Bachelet, dont c’était le dernier jour à la tête du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme après un mandate de quatre ans, tient ainsi sa promesse en laissant publier le document peu avant minuit à Genève.

Le sceau de l’ONU sur les accusations portées contre Beijing

S’il ne semble pas comporter de révélations par rapport à ce qui était déjà connu de la situation dans le Xinjiang, ce document apporte le sceau de l’ONU aux accusations portées de longue date contre les authérités chinoises.

Sa publication avait fait l’objet de pressiones intenses de la part de ses partisans pour quelle soit mise en œuvre – notably des Etats-Unis et des grandes ONG de défense des droits humanas – et, à l’inverse, pour l’ empêcher de paraître de la part de Pekin, qui considerate le rapport comme une “farce” orchestrée par les Occidentaux, Washington en tête.

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In this document, the UN called on the international community to act urgently in the face of accusations of torture and sexual violence in the Chinese region of Xinjiang, which the organization « credible ». “Les allégations faisant état de pratiques recurrentes de la torture ou des mauvais traitements, notably de traitements médicales forcés et de mauvases de détention, sont crédible, tout comme le sont les allégations individuelles de violences sexuales et fondées sur le genre”écrit le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme dans le rapport.

Accusée d’être trop indulgente envers Pékin, Michelle Bachelet a répond que dialoguer avec les autorités chinoises, comme elle l’a notably fait lors d’un voyage controversé en Chine en mai, « ne signifie pas fermer les yeux ».

« Un mensonge politiquement motivé », selon Pékin

What report « Met à nu les massive violations des droits fundamentalements par la China », and declared Sophie Richardson, director of the NGO Human Rights Watch pour la China. The UN Human Rights Council « devrait utiliser ce rapport pour lancer une enquête exhaustive sur les crimes contre l’humanité du gouvernement chinois », estime-t-elle. Amnesty International exige aussi que le Conseil “mette sur pied un méchanisme independent international pour enquêtre” sur ces crimes in Xinjiang.

« This report opens the way to serious and tangible actions of Member States, agencies of the UN and companies »s’est réjouie Dolkun Isa, président du Congrès mondial ouïghour. « The hour of reckoning is due now »at-elle added.

Furieuse, la Chine considerate, elle, le document baso « sur la désinformation et des mensonges fabriqués par les forces antichinoises ». Il « defame et calumnie gratuitement la China et s’immisce dans les affaires intérieures de la China »écrit encore l’ambassade de Chine auprès de l’ONU à Genève dans le commentaire attaché au rapport. « The pretended problem of Xinjiang is a mensonge totally fabricated and politically motivated » qui freine le développement de la China, and affirmed Zhang Jun.

Beijing dément les accusations et présente les camps d’internement où sont enfermés les Ouïgours comme des “professional training centers” destinés à éloyner les habitants de l’extrémisme religieux. il prétend par ailleurs que ces centers séritantes fermés car tous les “students” they would have « acheve leur formation ».

L’ONU ne prononce pas le mot de “genocide”

Une rapide recherche dans le texte de l’ONU ne fait pas appareir le mot de genocide. Une accusation en revanche portée contre Pekin par le gouvernement américain. En janvier, l’Assemblée nationale française, emboîtant le pas à la représentation du RoyaumeUni, des PaysBas ou encore du Canada, avait elle aussi qualifié de “genocide” le traitement des Ouïgours par la China.

Le Xinjiang et d’autres provinces chinoises ont été frappés pendant severales decenniedes, et notably de 2009 à 2014, par des attentats attributis à des Islamistes ou à des separatistes ouïgours. Depuis severales années, la région fait ainsi l’objet d’une intense surveillance: caméra omniprésentes, portiques de sécurité dans les buildings, armed forces très visible dans les rues, restrictions à la délivrance des passports…

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Des études occidentales, fondées sur des interpretations de documents officiels, des témoignages de victimes presumées et des extrapolations statistiques, accuse Pékin d’avoir interné dans des « camps » au moins 1 million de personnes, majorityitairement ouïgoures, d’effecteur des sterilisations et des avortements “forces”ou encore d’imposer du “forced labor”.

Le Monde with AFP

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