Pourquoi la Russie tente de toujours plus censorer Internet

Yandex News controlled from 2023 by the russe social network Vk, un pas supplémentaire du Kremlin vers une censorship totale? Voilà comment he aurait pu titrer cet article, en connaissant déjà la réponse ou presque. Dans un communiqué difussed last week, the Russian group Yandex announced that it would sell certain activities to VK, notably its media platforms. Imagine donc que Google cède à Facebook son célèbre Google News. Lunaire côté occidental, possible dans une Russie où la propagande du pouvoir et le contrôle des entreprises d’actualité sont une réalité quotidienne six mois après le début de la war en Ukraine​.

« Le conflit, dans toutes ses dimensions, n’est qu’un accélérateur de tendances présentes en Russie depuis dix, quinze, vingt ans. C’est le cas pour Internet. Le début du contrôle numérique remonte à 2012 », analysis Kévin Limonier, maître de conférences à l’institut français de géopolitique et directeur adjoint du center de recherche Géode, spécialisé sur les questions cybernétiques et informationnelles. Avec un point d’orgue au commencement de la guerre en Ukraine, laquelle a marque la mise à l’arrêt totale des médias indépendants et/ou d’opposition. Comment, alors, imaginer que la censure puisse encore se reinforcer en Russie?

Dans la continuité de ce qu’il se passe depuis 2012

Le RuNet est pourtant né libre, comme le rappelait Olga Bronnikova, enseignante chercheure à l’université Grenoble Alpes, sociologist et spécialiste de la Russie, à 20 Minutes at the beginning of the conflict. « Unlike in China, where the Internet was very controlled from its creation, in Russia, it was decentralized and independent ». La mainmise n’a donc officielement commencement qu’en 2012 avec la mise en place d’un arsenal législatif toujours plus répressif pour médias et journalistes.

Jeanne Cavelier, responsible for the bureau Reporters sans frontières Europe de l’Ouest et centrale, place cependant plus loin dans le temps la planning d’une prise de pouvoir du Kremlin sur Yandex News. « D’après Lev Gershenzon, former head of Yandex News, qu’on peut considerar comme un lanceur d’alerte, les responsibles de l’administration présidentielle ont demande dès l’été 2008, après la war en Ossétie du sud, à avoir accès à l’interface de la page d’accueil en cas de guerre ».

Le même Lev Gershenzon, demissionnaire de l’entreprise il ya severaliés années après y avoir travaillé huit ans, et réfugié en Allemagne, a appelé en mars ses anciens collèges à cease de « cacher les preuves de la guerre ». « Il a explicable sa resignation par la transformation, même avant le début du conflict, de Yandex News en “machine de propagande” », précis l’experte.

La main du Kremlin toujours plus omniprésente

Pour Jeanne Cavelier, «Yandex était de toute façon déjà dans l’escarcelle du Kremlin». La responsible du bureau RSF Europe de l’Ouest et centrale rappelle notably qu’en avril, Reporters sans frontières a repéré, dans les résultats generatives par l’algorithme de Yandex News, un clone de The Insider, media d’investigation russe d’opposition based à l’étranger. Ce clone diffusait du contenu propagandiste avec l’image du site original. « Depuis 2008, les médias indépendants n’apparaissient plus dans les premiers de recherche et avaient beaucoup de mal à se rendre visible sur cette platforme », added Jeanne Cavelier. Avant de disparaître totalement depuis le début de la war en Ukraine.

« Ce n’est pas une rupture mais un affermissement de la censure, renchérit Kévin Limonier. He observed une véritable continuity depuis plus de ten ans pour tenter de control à 100% les plateformes d’intermediation comme les moteurs de recherche ou les réseaux sociaux utilisés par les Russes ». La novelty, selon l’expert, c’est la prise de contrôle directe. « D’une partial manipulation par Yandex, widely known, on bascule vers une mainmise totale sur les algorithms d’une société totally under influence du Kremlin ».

Le revirement de Vk

However, at the creation of Vk, a social network based on the model of Facebook, it is difficult to imagine this model under emprise. En 2006, le billionaire Pavel Dourov, qui a depuis donné naissance au controversé messaging service Telegram, fonde VKontakte, devenu depuis Vk, “totally en dehors de l’orbite du pouvoir”, précis Kévin Limonier. “Before 2012, the Russian authorities considered VKontakte to be a playground for start-ups and geeks, rather than a strategic asset and a potential vector for destabilization of the regime.”

Or cette year-là ont lieu dans le country des manifestations contre le retour au pouvoir de Vladimir Putine, après quelques années comme Prime minister de Dmitri Medvedev. Comme les Printemps arabes, massively orchestrated via les réseaus sociaux, la mobilisation prend son essor en partie à VKontakte, qui permet son organization. « Pavel Dourov then refuses to give the name of the leaders, publishes the letters of the FSB (ex-KGB) demanding that he denounce the creators of groups and events on the network. Son refus de coopérer mène à sa fuite de Russie, à la perquisition des locaux de son réseau social, à sa condamna par contumace, et enfin à la confiscation de ses parts dans VK », expose encore le spécialiste du cyberespace russophone.

Dès lors, Vk a basculé dans les groupes de magnats médiatiques russes, ces oligarques très proches du pouvoir. Alicher Ousmanov, in particular, owns and directs the social network before selling his participations in 2021. Aujourd’hui, à l’heure du rachat de Yandex News, Vk belongs to the group directed by Vladimir Kirienko, fils de Sergueï Kirienko, member de l’administration présidentielle et proche de Vladimir Putine. « Digital authoritarianism has become the gain-pain of certain families of entrepreneurs in Russia, who are enriched on the mission of the Russian Internet by the authorities, which generates money evidently and a real market» , reports Kévin Limonier.

Une lueur d’espoir

Mais les experts n’ont pas perdu tout espoir de vaincre cette censure qui progresse. Chez RSF, Jeanne Cavelier highlights lassitude du peuple face à la propagande officielle. “A study by the independent Romir Institute of Sociology shows a taste of the audiences of the three main public television channels, Perviy Kanal, Rossiya 1 and NTV, of the order of 25% during the six last months”. Et il est bon de rappeler que la télévision est le premier média d’information en Russie.

De même, le pays, souvent comparé à la China, n’est pas au même niveau concernant le contrôle d’Internet. “Le réseau russe est l’un des plus complexes à museler et le Kremlin n’a aujourd’hui pas les moyens technologiques de le faire”, assures Kévin Limonier. Le côté bordélique – c’est le terme qui me vient à l’esprit – permet de conserver des chemins de traverse pour faire circuler l’information et éviter en partie le filterage ».

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